КалендарВладимир Јовановски

Поезија

ШАМПИОНКИ

Il n’est vielle tant estou(r)due,

Qui fist de ces choses la mendre,

Mais pour la faire ou ardre ou pendre,

L’ennemy de nature humaine,

Qui trop de faulx engines scet tender,

Les sens faussement lui demaine,

Il n’est ne baston ne bastonne

Sur quay puist personne voler,

Mais quant le diable leur estonne

La teste, elles cuident aler

En quelque place pour galer

Et accomplir leur volonte.

De Romme on les orra parler,

Et sy n’y aurant ja este.

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Les dyables sont tous en abisme,

- Dist Franc-Vouloir – enchaienniez

Et n’auront turquoise ni lime

Dont soient ja desprisonnez.

Viennent ilz faire tant de ruzes

Et tant de cas desordonnez?

Entendre ne scay tes babuzes.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Je ne croiray tant que je vive

Que femme corporellement

Voit par l’air comme merie ou grive,

- Dit le Champion prestement. -

Saint Augustin dit plainement

C’est illusion et fantosme;

Et ne le croient aultrement

Gregoire, Ambroise ne Jherosme.

Quant le pourelle est en sa couche,

Pour y dormer et reposer,

L’ennemi qui point ne se couche

Se vient encoste alle poser.

Lors illlusiions composer

Lui scet sy tres soubtillement,

Qu’elle croit fair ou proposer

Qu’elle songe seulement.

Force la vielle songera

Que sur un chat ou sur un chien

A l’assemblee s’en ira;

Mais certes il n’en sera rien:

Et sy n’est baston ne mesrien

Qui le peut ung pas enlever.

(1440)

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